Comme promis, voici quelques commentaires un peu plus détaillés sur le déroulement de cette première manche.
Nous avons d’abord fait courir les 19 dernières voitures selon le classement des qualifications avec Sébastien et Stewart aux commandes (les pilotes ne changeant évidemment pas de voie), à raison de 2 minutes dans la voie rouge et 2 minutes dans la voie blanche, puis la même chose avec Pascal et votre serviteur aux manettes. On a ensuite répété le scénario avec les 20 premières voitures. Chaque voiture a donc couru 8 minutes, et ce, avec quatre pilotes différents. Cela représente en moyenne environ 1 km par voiture!
Le circuit François-Cevert, très atypique, est court, étroit, sinueux avec de nombreux changements d’appui et quelques raccords de tresse imparfaits. Il privilégie donc les voitures équilibrées et confortables, et un gros moteur n’y présente aucun avantage.
En catégorie 5L (et donc au classement général), les deux premiers restent sur le podium, même si la GT40 de Old23, moins puissante mais plus douce que celle de Spanish Fly, prend le dessus. Elles prennent toutes deux en sandwich la remarquable P68 (surclassée) de Thibs, qui m’avait fait forte impression en qualif.
Surprise en 3L! Impressionnante en qualifications, la Matra de Christian G. s’effondre complètement! Très rapide en solo, cette excellente voiture visiblement réglée pour le billard du circuit Courville, n’a pas apprécié les nids-de-poule montréalais et cède la première place à… une autre Matra, celle de Fastwagon, très à l’aise sur ses terres. On trouve à la 2e place une autre P68, celle de notre ami niçois lpmc662, puis encore une voiture de Thibs, cette fois-ci une Alfa Romeo.
Moins de 10 % du nombre total de tours séparent ces deux podiums, qui encadrent la Lola T70 très stable de Trucker.
En 2L, c’était prévisible, l’excellente Lola T290 de Old23, non seulement garde sa pole, mais la transcende en passant de la 24e à la 12e place! C’est donc un coup double pour Stewart! Et qui se pointe – encore! – sur la deuxième marche du podium? lmpc6622 avec sa Chevron! Pas mal pour quelqu’un qui n’a pas pu faire faire un seul tour de piste à ces voitures avant des envoyer de l’autre côté de l’océan! Troisième en 2L, une autre Chevron, celle de Bryan, qui remonte d’une dizaine de places, profitant de la débandade de plusieurs 3L et 5L.
Et plus on descend dans le classement, plus les surprises et les bonds en avant ou en arrière par rapport aux qualifications se multiplient : -28 places pour la n°8, -12 places pour la n°3… Plusieurs de ces voitures, très performantes mais très pointues, avaient pu décrocher un bon temps en qualif, mais tour après tour, leur difficulté de pilotage aux mains de pilotes qui n’avaient que quelques secondes pour les apprivoiser et devaient changer de pilotage toutes les deux minutes, leur ont coûté cher. Par exemple, les trois ou quatre voitures qui, trop plaquées au sol, sautaient sur le raccord de tresse et déslotaient dans la grande courbe qui conditionne la ligne droite de 5 mètres, perdaient énoooormément de temps.
Les voitures « françaises » se caractérisent par un tilting très important (voire excessif) certainement dicté par les pistes plastique. Sur une piste bois, c’est non seulement inutile (un tilting doux et modéré suffit), mais très handicapant (et bruyant). La Mirage de lmpc6622, par exemple (on peut pas être bon partout!) est impilotable tellement elle vibre. Il faut dire que les pneus non collés n’aident pas sa cause! Là aussi, à voir sur une piste plus lisse et plus coulée, et aussi sur la seule piste plastique de la proxy en février prochain…
Anecdote, le tir groupé de Christian G, qui place ses trois voitures de trois catégories différentes à trois positions consécutives au classement…
On peut voir aussi que la dernière des 2L, bien que qualifiée avec le dernier temps, n’est qu’à la 32e place en course et dame le pion à quatre 3L et deux 5L.
Tout cela va changer radicalement dans deux semaines à Québec, et on peut s’attendre à quelques grosses surprises de nouveau. Les gros moteurs pourront s’exprimer, et les choix de rapport de transmission vont prendre une importance capitale. En revanche, les pneus Paul Gage ne sont pas à leur meilleur sur le circuit Courville, et certaines voitures mal réglées pourraient avoir quelques difficultés dans les enchaînements…
À noter que nous n’avons rencontré qu’un seul problème technique : un fil moteur cassé sur la Porsche 908-3 n°40 de Bryan, d’où son score de seulement 7,9 tours dans la deuxième manche. J’ai pu réparer pour la suite et la voiture a participé aux manches 3 et 4.
Également un seul bris : un rétro sur la 312PB de Monsieur Miagi. J’ai la pièce et je vais la recoller.
Encore merci à tous pour nous avoir préparé d’aussi belles et bonnes voitures, que nous avons eu énormément de plaisir à piloter pendant quatre heures pendant ce samedi après-midi pluvieux!
Photos de podiums à venir…