le sujet des règles de dépassement et de pilotage en digital pourrait être aussi le fait d'une règle "au coup de sifflet" comme dans pas mal d'activité.
A savoir que lorsqu'un pilote est déclaré fautif, le jeu est stoppé (donc la piste sans courant, en mode suspendu), le fautif désigné et comme au rugby, respect de l'arbitre, éxécution de la sanction (peut-être aussi en prévoir deux différentes) et aussitôt reprise du jeu (car c'est un jeu...).
Ainsi deux sanctions pourraient être données :
- le fameux stop & go pour la faute de freinage dans le derrière de l'autre, pour un changement de file trop court ou le retour en piste sans regarder dans les rétros
- le drive trough pour les mêmes fautes, mais tout de suite reconnues par le pilote fautif qui s'auto-dénonce de manière courtoise (non je ne rêve pas).
Toutefois, il faut reconnaître que les circuits digitaux ne connaissent pas de règle de "fréquentation".
A savoir :
nombre de voies / nombre d'aiguillage / vitesse au tour / nombre de voitures. Ce mélange fait que le circuit est dangereux ou pas.
Dans notre club (ACR 276) nous disposons d'un 4 voies avec par moment une cinquième voie de remise en piste dite voie inerte car on ne gène personne si on est arrêté dessus. Ces 4 voies sont parsemées de 3 aiguillages centraux pour passer de 2 à 3 et inversement. Ce sont les voies les plus utilisées. Donc en 10 secondes, on peut se "dégager" 3 fois d'un adversaire moins rapide.
C'est ce nombre d'opportunités de dépassement (intéressant pas des changements de piste sur voies moins véloces) qui font que le circuit permet ou pas de voir les autos se rapprocher sans trop se bousculer.
Le barême des écarts de vitesse est également un facteur de risque. Comme sur une autoroute, les véhicules lents sont parqués sur la voie de droite et ce sont les autres qui doublent.
Ici, on doit procéder de la même façon et ne pas changer de file si on est plus lent.
Bref, cette combinaison de notions est à connaître, autant par les organisateurs que les pilotes.
J'ajouterai que sur les pistes digitales, il serait bon de matérialiser les zones sans courant. Ainsi lors des suspensions, au redémarrage, les pilotes et ramasseurs ne se feraient pas surprendre par une voiture immobilisée qui serait source de problèmes rapides à venir...
Enfin je rappellerai aussi les règles de comportement au ramassage. On doit aussi être concentré qu'au pilotage . Essayer de respecter l'ordre des sorties de voitures, c'est aussi ne pas s'exposer à la critique des pilotes (qui doit rester courtoise bien sur). Rapidité et justice doivent animer les marshalls au risque de semer un désordre facilement évitable. En premier lieu, on "évacue" l'auto sortie surtout si elle est en zone de roulage, et encore plus si plusieurs autos sont sorties. On fait la grue, et on remet comme on peut parfois car il y a plusieurs autos. Là les pilotes comprennent que le rôle du marshall était compliqué. Cela peut aussi être un motif de stop & go lorsqu'un pilote incrimine injustement un ramasseur. Cela n'est d'ailleurs pas assez souvent sanctionné sans doute.
Bien sur si on ajoute la période de nuit à tout cela, on est aussi dans la faculté à repérer une auto et là, l'essai des amis manceaux pour les LEDS lors des dernières 24 h ne fût pas concluant. Les autos passant vraiment très vite, ce n'était pas facile de les identifier de nuit. Un laser dans la poche du directeur de course pour signifier les stop & go aux coupables ??? Ou des numéros rétro éclairés par lampe noire (essai déjà fait à Rennes je crois dans le passé et qui avait été plutôt bien apprécié).
Dernier point sur le fameux cumul des stop&go avec sanction pour le lot de 5 = 5 tours de pénalités par exemple. Je suis circonspect sur la tentative de "siffler" le 5ème de manière à bien sanctionner une équipe en bagarre pour une place à quelques tours. Donc je ne suis pas pour. Je préfère une idée comme deux stop & go par le même pilote dans le même segment = changement de pilote obligatoire pour l'équipe (en endurance bien sur). Ce qui peut influencer autrement la course, l'ambiance dans l'équipe et surtout "sortir" le pilote pour qu'il se calme.
Voilà, il reste pas mal de chose à écrire sur les règles du digital en France comme à l'étranger et s'inspirer des bonnes pratiques permettra sans doute d'aboutir à des courses encore plus passionnantes.