Part-2
Les MAZZARI F1 ont un peu dérouté les concurrents également. Deux facteurs étaient très nouveaux pour beaucoup d'entre vous : courrir en F1 et faire évoluer une auto à roues directrices. De toute évidence une monoplace en slot comme dans la réalité exige une attention de tous les instants. Les roues découvertes peuvent vous jouer de sales tours si vous avez l'habitude de vous appuyer sur ce qui se présente autour de vous (concurrents, rails, murets...). La sanction est immédiate : décollage immédiat. De même l'aéro est forcément très fragile (résine ou plastique d'ailleurs) et très exposée, ce qui renvoie aux même précautions de pilotage que le point précédent. Enfin les roues directrices : elles peuvent-être redoutables d'efficacité au niveau de la maniabilité, mais obligent à gérer les freinages différement. Le transfert de masse est plus sensible et peut provoquer des embardées sur des freinages avec une auto pas parfaitement en ligne. Là aussi vous l'avez compris, le réalisme a guidé autant que la performance au développement de cette voiture.
Un point qui aurait mérité de notre part une communication plus incisive et des mises en garde plus explicites.
Petite réponse particulière à GG59 :
La voiture est effectivement (au dire de 99% des pilotes qui nous ont fait remonter leur impressions) excellente sur piste "normalement" plate, elles l'étaient toutes le dimanche.
Belle mais fragile. Je suis entièrement d'accord, trouve moi seulemnt une seule F1 qui n'est pas fragile. Petite rectification la voiture du 3ème sur le podium était entière, à l'exception d'un morceau de "moustache". Démonstration que l'on peut aller vite sans tout casser.
Les pistes :
le grip était bien là après le rodage nécessaire des pistes (voir plus haut)
la planéité parfaite est revenue après l'accalmie climatique et les ajustements du samedi soir
le manque total de barrière (effectivement très préjudiciable au début de la compétition) a été vite comblé par l'organisation
les virages très serrés ont été dessinés de cette manière pour donner de la technicité aux pistes. Ils étaient très serrés pour tout le monde, mais certains ont su règlé leur guide pour passer de manière efficace (c'est ça aussi le slot)
la piste CARRERA peu plate : certe ce traçé était très "engagé" avec des dénivelés impressionants, des doubles cordes partout, des dévers à foison et des bosses sur les freinages... Seulement voilà, Stéphane m'a demandé de lui faire Dijon Prenois, donc j'ai fais Dijon Prenois. Si un jour tu as la chance de piloter sur l'originale, tu comprendras pourquoi cette piste mythique est une des préférée des pilotes dans le Monde entier. Pour respecter ce traçé en le faisant plus long j'aurais dut ralonger énormément la ligne droite et dans ces conditions la vitesse atteinte aurait été trop importante pour les juniors
Donc pour moi les titres de Champions de France cette année, sont d'autant plus mérités qu'ils couronnent des pilotes qui ont su se jouer de toutes les embuches qu'ils ont rencontré durant 2 jours. Franchement je pense que celà a largement autant de valeur qu'un titre acquis trop simplement sur des pistes au grip infernal, avec des traçés standards, aux rayons connus par coeur de tous les sloteurs du Monde entier...
En conclusion je rendrais hommage au travail dantesque réalisé par Stéphane (et son équipe de bénévoles tous plus sympas et disponibles les uns que les autres) et à l'abnégation de tous les pilotes qui sont allés au bout de la compétition, malgré tous les petits tracas qui ont ponctués cette aventure !
Merci à tous, nous reviendrons l'année prochaine, meilleurs, motivés et heureux de vous faire vivre votre passion !
Et les photos sont sur le site CDF-SRA




ou alors pour stage intensif d'amaigrissement.





