Gentlemandriver a écrit :Drix a écrit : domibartho a écrit :
mais alors pourquoi laisser passer alonso devant massa si l on comprend la derniere ligne "les intérêts de l’équipe passent avant ceux des individus" pour le classement constructeur faire 1 et 2 ou 2 et 1 ce n est pas pareil
puisque vetell n a pas ratrapper massa
faut qu on m explique

Le classement constructeur a de moins en moins d'importance depuis quelques années, Ferrari vient de le prouver encore une fois en donnant les 25 points au pilote le mieux placé pour la course au titre pilote.
Je me répète, mais cette affaire ne me surprend pas : Ferrari est habitué à ce genre de manoeuvre. Seule la forme est surprenante : "Alonso est plus rapide que toi", c'est pas malin!!
Après tout, si j'étais directeur sportif, je préfèrerais un Massa prêt au sacrifice même pour quelques points (on a vu ô combien le titre pouvait se jouer à rien!) plutôt qu'un Webber qui lance un "z'avez vu ce qu'il sait faire le pilote n°2"!
Ferrari n'a jamais plaisanté avec les points, c'est pas aujourd'hui que ça va commencer. Et puis, d'un coté, ça fait passer le message suivant aux autres : "nos pilotes ne s'étripent pas en piste".
C'est peut être pas sport pour certains, mais la gagne ça fait partie du sport aussi! Pas de pitié!
D'accord avec toi Drix.
Mais ce n'est pas l'apanage de Ferrari. Quelle équipe n'a jamais favorisé le pilote ayant engendré le plus de points, le mieux classé au général ? Ca ne me choque pas. Todt lui aurait réglé ça à "pile ou face"
Ce qui me choque c'est l'affaire Renault car là les conditions ont été inadmissibles.
Et qui se rappelle de ce GP du Japon quand Patrese (Williams Renault) en position 1 à 25 ou 30 s devant Mansell (Williams Renault aussi) disparait des écrans dans le dernier tour (je crois) pour laisser passer son coéquipier ? Mansell jouait le titre. Patrese lui s'était alors arrêté sous le pont (bien planqué) pour attendre Nigel. Excellent non ? Je ne me souviens pas que ça ait fait autant de scandale.
Ce même Mansell qui serre Prost (équipiers chez Ferrari) contre le mur des stands au départ d'un GP et qui coûte la couronne mondiale à l'illustre français. On se demande encore pourquoi...
On peut sûrement remonter encore plus loin. Monaco 1956 : Fangio est en grande difficulté au volant de sa D50. Le patron de Ferrari ordonne à P. Collins de rentrer au stand et de céder son auto à Fangio. A partir de ce moment là il comble son retard sur Moss en tête, battant le record du tour à chaque tour bouclé. Il était à 1 mn derrière et finira le GP avec 6 s de retard. Magistral !! Bon c'était Fangio et je crois que le gars savait piloter.
On en connait certainement d'autres de ces histoires. Pour moi ça fait partie de ce sport et ne me trouble pas. Je préfère ça à la stratégie des stands car ça reste sur la piste.
Et si Alonso avait crevé peu après avoir doublé Massa, on aurait dit quoi... ? Et si Massa, pressé par Alonso, avait fait une erreur et embarqué Alonso dans un accrochage ; ça peut arriver. On aurait dit quoi ?
Est-ce que c'est plus insupportable que deux équipiers irresponsables qui bousillent leurs bolides qui valent une fortune devant des milliers de spectateurs qui ont sacrifié leur budget pour assister à la course, et des millions de téléspectateurs qui se sont payé leur télé à crédit ?
De toute façon les Ferrari ont dominé ce GP et on ne peut que s'en réjouir, ça change.
Ce genre de manip fait partie de ce sport même si c'est dommageable pour le spectacle et frustrant pour le téléspectateur. Moi aussi j'ai pensé à Fangio qui prenait la voiture de son co-équipier. On l'a pas traité de tous les noms pour ça.
En tout cas en cyclisme, le sacrifice au profit du coéquipier fait moins de bruit (sans mauvais jeu de mot).