Un quart d’heure.
14h25, Trintignant, en tête de la course, stoppe à son stand pour le dernier relais-ravitaillement.
Il pleut des « cordes ». La Jaguar de la fine équipe Rolt et Hamilton pointe deuxième à presque deux tours.
Gonzalès saute dans le baquet. Coup de démarreur, le moteur répond en toussotant, il ne veut s’élancer. Plusieurs mécanos* se précipitent vers le capot, le soulève. Sèchent les fils et connexions du distributeur, les bougies sont remplacées.
La Jaguar s’arrête un instant …. Repart dans le même tour sous les encouragements de son stand.
L’argentin reprend le volant d’assaut. Coup de démarreur, ça tousse et plus rien. Il y a maintenant six minutes que la voiture est arrêtée. En surnombre les mécanos* se précipitent à nouveau sur les sangles du capot. L’un d’entre eux effectue une rupture électrique, le moteur vibre, tourne et s’étouffe.
Le temps passe, presque huit minutes d’arrêt, la Jaguar s’approche de Mulsanne.
Démarreur, le moteur s’ébranle, cafouille, pétarade, Gonzalès n’en a que faire, il accélère, monte dans les tours, la voiture soubresaute et part. Le public hurle sa satisfaction.
Hamilton fonce vers Arnage.
La Ferrari PSK a disparu dans une épaisse gerbe d’eau depuis une minute quarante quand la Jaguar foule la ligne, il est environ 14h35.
Il me reste cinq minutes pour … pas de bla bla, j’apprends!
Ah ! Le malheur d’une des trois OSCA. C’est la n° 42 Slot Classic qui est mise en difficulté sur la piste détrempée… une mauvaise appréciation, elle a glissé, Péron n’a pu contrôler et est parti en tonneau ! Le pilote est sauf, ouf ! Je dois quitter le stand de n°4, il est 14h40.
* Le règlement n’aurait pas été respecté lors de cette intervention panique. Les commissaires se seraient manifestés pendant mais n’auraient pas dit mot, après. La foule aurait murmuré. L’Ecurie Jaguar n’a pas porté réclamation.
Que dire sur les détails, peu de choses :
Deux trappes sur la partie avant droite, volet d’aération après le capot, charnières et attaches coffre métalliques, sangles capot, déflecteur sur grille du radiateur, vitres latérales au saut vent montées sur équerres, éclairage de n°, …, peinture refaite, pas vernis.
le pilote :
J’ai essayé de représenter Maurice Trintignant.
Le bouquet : poil d’un vieux pinceau et sciure pour les fleurs. Assemblage à la colle à bois.






