Avertissement : Ce texte peu choquer les personnes fragiles, contient du langage grossier, et demande au lecteur de pouvoir lire plus de dix lignes. L'auteur de ce texte n'est pas rémunéré par la ligue anti-millionaires, la sécurité routière ou Dacia. Et toute ressemblance avec des marques existantes et évènements ayant eu lieu n'est pas purement fictive.
De nos jours, les fabricants d'hypercars annoncent des chiffres délirants. La Bugatti Veyron, 1001 ch, vitesse de pointe 431 km/h, 0 à 100 en 2,5 s, pour un prix avoisinant le PIB du Burundi et le poids d'un dinosaure (2 t). Pour la moitié du prix, vous aurez droit à une Ferrari F90 qui affiche la même puissance mais une vitesse de pointe de « seulement » 340 km/h et pèse 1660 kg. La Lamborghini Rivuelto propose les mêmes puissances, avec elle aussi un poids conséquent de 1800 kg. Mais est-ce vraiment utile ?
Sans aller aussi loin, à quoi servent les 663 ch d'une Ferrari 296, si la majeure partie d'entre eux s'est évanouie dans la nature sous l'influence du contrôle de trajectoire, de l'anti-patinage ou du Launch control. Ces trois systèmes qui vous servent d'anges gardiens, ont pour fonction de réduire la puissance à un niveau que vous pouvez maîtriser, c'est à dire pas grand-chose. Bien sûr, aucune émission ou magazine de sports mécaniques, ne vous dira combien de chevaux disparaissent comme dans un tour de magie, pour vous faire croire que vous êtes un Verstappen de la route.
Et l'embrouille ne s'arrête pas là. Pour obtenir des puissances avoisinant celle du moteur d'un petit yacht, il faut fatalement un gros moteur, un très gros moteur. Pour supporter les efforts subis par ce très gros moteur, il faut les freins d'un Airbus, qui pèsent eux aussi très lourd et un bon gros châssis bien lourd également. Et tout ce poids ne vous apporte pas vraiment de l'agilité en courbe ou lors des freinages.
En résumé, une hyper-car est une escroquerie ayant pour but de soutirer des sommes d'argent indécentes à un millionnaire, dont l'égo par nature est débordant, en lui faisant croire qu'il est capable de maîtriser une puissance, que seuls quelques rares pilotes professionnels sont à même de dompter, après des années d'expérience et en ayant progressé du Karting à de vraies bêtes de courses.
C'est une escroquerie, parce que le plaisir de conduire n'est pas au rendez-vous... Pour peu que vous soyez en mesure de comparer les sensations au volant de l'une de ces hérésies, avec celui de conduire une véritable voiture de sport, comme on savait en produire avant l'avènement de l'électronique embarquée. Disons une Porsche 930, une Lancia Delta Integrale ou une Ferrari 360 Modena, pas si anciennes que ça.
Et si celles là vous semblent hors de portée de votre bourse, dites vous qu'une simple Mazda MX-5 offrira un rapport prix plaisir bien plus équilibré qu'une McLaren 720S. J'ai eu l'occasion d'essayer les deux, la McLaren sur circuit et la Mazda sur route ouverte, mais dans des conditions que la loi réprouve sévèrement*.
À ceux qui me rétorqueront que rien ne compense un 0 à 100 en 3'', je dirais : - Payez-vous un tour sur le manège Space Mountain. C'est moins cher et tout aussi amusant. Mais le vrai plaisir, c'est de maîtriser l'engin qu'on a entre les mains… Bien plus qu'échanger des chiffres sur nos voitures respectives, au bar du yacht club de Monaco.
*Atention l'abus de vitesse au volant peut nuire gravement à la santé











